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Vous me connaissez par les mains. Ce lieu prolonge cela, autrement — ici, je vous écris
Page d’accueil · pour celles et ceux qui arrivent du cabinet
Vous me connaissez, peut-être, par les mains. Par ce que votre dos, votre nuque, votre ventre m’ont confié un jour sur la table de mon cabinet. Ce lieu-ci prolonge cela, autrement : c’est l’endroit où j’écris ce que les mains, seules, ne savent pas dire.
Depuis vingt ans, à Vallon-Pont-d’Arc, j’écoute des corps. J’y apprends, jour après jour, ce que la médecine ne dit pas toujours à voix haute : qu’il existe des zones grises du soin, des choses que l’on sent sous les doigts bien avant de savoir les nommer, une part de la chair qui porte ce que les mots ordinaires n’atteignent pas. J’ai commencé à écrire pour approcher cette part-là. Parfois en cherchant à comprendre, parfois en racontant, et parfois, quand le réel ne suffisait plus, en l’inventant, car il est des vérités qui ne se laissent dire qu’en passant par la fiction. La Chair et l’Inexpliqué rassemble ces écrits.
Vous y trouverez des textes qui descendent parfois vers des territoires moins cliniques : une mère, une lignée, le vin, les plaisirs qu’on dit défendus, ce qui se joue dans les familles et les couples. Rien ne vous y oblige. On lit ici comme on veut, ce qu’on veut, à son rythme. Si vous souhaitez me suivre, vous pouvez vous inscrire ci-dessous : mes publications vous parviendront par mail, sans engagement, et vous cesserez de les recevoir dès que vous le voudrez.
La revue s’ouvre en neuf rubriques, comme autant de portes. Traversées, pour les enquêtes au long cours sur le corps, la santé, la médecine. On ne voit bien qu’avec les mains, où je dis ce que l’on éprouve à soigner. À l’épreuve de la chair, pour ce que j’expérimente sur moi-même. Les chroniques du Rimouron, du nom du ruisseau qui borde le cabinet, pour les scènes qui s’y jouent. La voix, pour les fictions courtes, que l’on peut aussi écouter en podcast. À l’ombre des Fleurs du mal, pour le vin, le tabac, les plaisirs défendus. Le dîner du dimanche, pour les sujets qui fâchent et qu’on aborde quand même. La librairie autonome, pour les livres qui ont choisi de se passer des éditeurs. Et Les nouvelles, où je dis où j’en suis, ce qui paraît, ce qui se relie.
Un mot, pour finir, qui me tient à cœur. Cet espace est indépendant de ce qui se passe au cabinet. Vous y venez, ou non, librement ; vous partez quand vous voulez ; et cela ne change rien, jamais, au soin que je vous porte. La revue est une porte que je vous propose, pas une attente que je pose sur vous.
Entrez, si le cœur vous en dit. Lisez ce qui vous appelle.
Amandine Barbeyrac
votre ostéopathe, désormais aussi celle qui écrit.